Qualité de l’air intérieur à l’école : 3 enfants sur 10 trop exposés aux polluants

COV, formaldéhyde et dioxyde d’azote présents dans l’air intérieur de nos écoles : 3 enfants sur 10 trop exposés aux polluants.

Un enfant sur trois exposé aux polluants de l'air intérieur à l'écoleLes COV, les aldéhydes et le dioxyde d’azote s’invitent dans l’environnement proche de nos bambins. Une récente étude portant sur la qualité de l’air intérieur à l’école révèle que 30% des enfants seraient exposés à des niveaux élevés de pollution intérieure. Des travaux de mesure ont été menés dans 108 écoles primaires réparties dans six villes françaises (Créteil, Reims, Strasbourg, Clermont-Ferrand, Bordeaux et Marseille).

Ce n’est pas la première publication portant sur la qualité de l’air dans des lieux publics fréquentés par nos enfants. Deux études en 2009 et 2011 avaient déjà révélé dans les crèches et les écoles françaises des taux de formaldéhyde élevés ainsi qu’un renouvellement d’air jugé insuffisant.

Première étude sur l’impact de la pollution de l’air intérieur  sur la santé

Ce qui est nouveau, c’est la prise en compte de l’impact sanitaire de la qualité de l’air. C’est la première fois en France qu’une étude prend en compte la relation entre la mauvaise qualité de l’air intérieur des écoles et la santé allergique et respiratoire des enfants.

Quelles substances nocives détectées ?

Pendant une année, les chercheurs ont analysé les concentrations de différents polluants atmosphériques dans les classes.  Les résultats sont sans appel, 30 % des 6590 enfants suivis (âgés de 10 ans en moyenne) sont exposés à des niveaux de polluants atmosphériques supérieurs aux valeurs recommandées.

Particules fines, dioxyde d’azote et aldéhydes tel que le formaldéhyde ont ainsi été retrouvés dans les classes. Les particules fines et le dioxyde d’azote proviennent de l’extérieur des bâtiments tandis que les aldéhydes (notamment le formaldéhyde) sont issus de sources intérieures, et leurs concentrations dépendent de la construction du bâtiment, de l’ameublement, de la décoration et des activités scolaires comme le collage ou la peinture.

Quel est le danger pour la santé de nos enfants ?

Ces résultats sont préoccupants car la mauvaise qualité de l’air intérieur pourrait à terme détériorer la santé allergique et respiratoire des enfants. On sait par exemple que les rhinites sont associées de manière significative à des taux élevés de formaldéhyde (19 % d’augmentation du risque de rhinite allergique) et que l’augmentation de la prévalence de l’asthme est généralement observée avec des taux élevés de particules fines de diamètre inférieur à 2,5 micromètres (42 % d’augmentation du risque d’asthme allergique).

Il ressort de l’étude deux principales recommandations : éviter les sources de pollution, en choisissant si possible des matériaux étiquetés A+, et se doter d’une bonne ventilation, mécanique, notamment en ce qui concerne les écoles proches des axes routiers.

Toutefois, rassurez-vous, car depuis décembre 2011 et conformément à la loi Grenelle 2, la surveillance de la qualité de l’air intérieur est dorénavant obligatoire dans certains établissements recevant du public tels que les crèches ou les écoles. Les établissements d’accueil collectif d’enfants de moins de six ans et les écoles maternelles ont jusqu’au 1er janvier 2015 et les écoles élémentaires jusqu’au 1er janvier 2018 pour analyser la qualité de leur air intérieur.

Et  vous ? Savez-vous ce que respirent vos enfants à l’école ?

Un commentaire sur “Qualité de l’air intérieur à l’école : 3 enfants sur 10 trop exposés aux polluants

  1. Bonjour

    ma fille de 7 ans et demi est suspectée de faire une puberté précoce.

    Je suis pourtant très vigilante depuis ma grossesse sur son environnement.

    Reste l’école. Je suis institutrice et très « choquée » de voir la mode de la plastification envahir les écoles : il y a parfois une quarantaine de pages A3 plastifiées accrochées sur les murs d’une seule classe.
    Mes questions sont :
    – peut-on agir sur le ministère de l’éducation nationale pour une campagne « aérez les classes- supprimez les plastiques » ?
    - est-ce que la décision prise lors du grenelle d’obliger les mairies à analyser l’air des établissement recevant des enfants est lise en place ?
    - peut-on demander aux fabricants de feuilles de plastification à un label A+ ?

    MERCI

    Sandrine MENEI

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