Pourquoi évaluer la qualité de l’air intérieur en priorité dans les Etablissement Recevant du Public (ERP) accueillant la petite enfance ?

Nos enfants passent de long moment sur les bancs de l’école. Comme à la maison, le problème de la qualité de l’air intérieur se pose également dans les Etablissements Recevant du Public (ERP) destinés à l’accueil de la petite enfance.

La qualité de l’air intérieur et un problème de santé publique et sa surveillance dans les ERP montre l’engagement des pouvoirs publics afin de garantir que chacun puisse un air sain dans le respect de la loi LAURE.

Les décrets relatifs parus en 2012 rendent obligatoire la surveillance des moyens d’aération et de la qualité de l’air intérieur pour les ERP. Les ERP concernés sont les crèches et les écoles maternelles dont le diagnostic doit être réalisé avant le 1er janvier 2015. Pour les écoles élémentaires, la date est fixée au 1er Janvier 2018. Ensuite suivront les accueils de loisir, les établissements d’enseignement secondaire en 2020 et l’ensemble des autres établissements en 2023.

La priorité est donc fixée pour les établissements accueillants la petite enfance. En effet, les enfants en bas âge sont beaucoup plus sensibles aux problèmes de qualité de l’air intérieur. C’est pourquoi les ERP accueillant la petite enfance (crèches et écoles maternelles) seront les premiers à bénéficier de cette surveillance.

Lors des campagnes d’évaluation, trois paramètres sont mesurés la concentration de CO2 (dioxyde de carbone) qui est un indicateur du taux de renouvellement de l’air, et les concentrations de benzène et de formaldéhyde, deux polluants de l’air intérieur particulièrement préoccupants.

Un taux de CO2 élevé nuit à la capacité de concentration et aux performances psychomotrices (prise de décision, résolution de problèmes …) humaines, et peut par ailleurs, favoriser la survenue de l’asthme.

Le benzène et le formaldéhyde sont tous les deux des polluants classés comme cancérigènes par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC). Le benzène provient de l’essence et il est également est formé lors des processus de combustion (fumée de cigarette, feu de bois, trafic automobile …). Quant au formaldéhyde, il est omniprésent dans l’air intérieur en raison de ses nombreuses utilisations, notamment dans les matériaux de décoration, dans le mobilier en bois aggloméré. Ce polluant est favorise également l’asthme et les allergies respiratoires, agissant à la fois comme facteur sensibilisant et comme facteur aggravant.

En conclusion, l’impact d’une mauvaise qualité de l’air intérieur est plus important sur la santé des enfants et il est donc prioritaire d’évaluer la qualité de l’air intérieur dans les crèches et les écoles maternelles.

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