La pollution de l’air est cancérigène (2/2) : Les effets sur la santé et l’air intérieur

La pollution de l’air qui nous entoure est cancérigène : telle est la conclusion de l’agence spécialisée sur le cancer de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui pointe du doigt de nombreux secteurs économiques comme responsables.

« Nous savons maintenant que la pollution de l’air extérieur n’est pas seulement un risque majeur pour la santé en général, mais aussi une cause environnementale de premier plan des décès par cancer », a déploré le docteur Kurt Straif du Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC).

La pollution de l’air est responsable de nombreux effets sur la santé mais quels sont ces effets ? L’air intérieur des logements est plus pollué que l’air extérieur. Quel impact sur notre santé

Substances toxiques et maladies

L’air contient de nombreuses autres substances toxiques. Le cocktail qui en résulte favorise l’apparition de cancers, mais aussi de maladies respiratoires (asthme, allergies respiratoires, broncho-pneumopathies chroniques obstructives BPCO) et cardio-vasculaires.

Christopher Wild, directeur du CIRC a toutefois souligné que parmi le million de cancers des poumons enregistrés chaque année, la majorité est liée au tabac et que seuls 10 % sont liés à la pollution de l’air.

Ainsi selon des données récentes dont dispose le CIRC, en 2010 la pollution de l’air serai responsable du décès de 223 000 personnes par cancer du poumon.

Par ailleurs, selon un rapport du Commissariat Général au Développement Durable (CGDD) daté d’octobre 2013, la pollution de l’air coûte chaque année à la France de 0,7 à 1,7 milliard d’euros par an en soin de santé. Par comparaison, le tabac coûte 18,3 milliards d’euros, d’après le Comité National Contre le Tabagisme (CNCT).

L’asthme, avec de 400 000 à 1 400 000 nouveaux cas par an attribuables à la pollution de l’air, est « l’exposition chronique qui est globalement la plus préjudiciable en termes d’impact sanitaire », avec un coût total situé entre 335 000 euros et 1,1 milliard d’euros. Suivent les bronchites aiguës (950 000 nouveaux cas par an), les bronchites chroniques (134 000 cas par an), et les broncho-pneumopathies chroniques obstructives (BPCO, entre 26 000 et 39 500 cas par an).

Le CGDD compte également les nombreuses hospitalisations pour traiter des difficultés respiratoires, circulatoires ou cardiaques (33 500 cas par an). Le nombre de cancers des voies respiratoires est, lui, beaucoup moins important, avec entre 1 684 et 4 400 nouveaux malades par an. Mais le coût total reste tout de même élevé (entre 53 millions et 138 millions d’euros) compte tenu des coûts de protocole de soins et des arrêts de travail du patient.

Pour l’instant, les données de l’étude n’ont pas permis d’établir si un groupe particulier de la société (femmes ou hommes, jeunes ou âgés) était plus vulnérable. Mais les personnes les plus exposées à la pollution extérieure ne seraient pas forcément les plus vulnérables.

Pollution extérieure et air intérieur

L’air intérieur est 5 à 10 fois plus pollué que l’air extérieur avec des polluants qui sont spécifiques. Sachant que nous passons la majorité de notre temps en intérieur, le contrôle de la qualité de l’air intérieur reste un moyen de prévention privilégié pour réduire notre exposition à ces substances toxiques et cancérigènes comme le benzène et le formaldéhyde.

Pour plus de plus amples renseignement sur la qualité de l’air intérieur et les moyens de l’améliorer, vous pouvez lire les articles suivant:

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