Deux valeurs guides de qualité d’air intérieur pour le dioxyde d’azote

La qualité de l’air intérieur est un enjeu sanitaire majeur car les polluants susceptibles d’être présents dans l’air intérieur peuvent avoir des effets sur le confort et la santé de tous : somnolence, irritation des yeux et de la peau, mais également allergies respiratoires, asthme et cancer.

Face à la pollution extérieure, la pollution de l’air intérieur n’était pas une priorité. Désormais, il est reconnu que l’air intérieur est 5 à 10 fois plus pollué que l’air extérieur et pourtant nous passons la majorité de notre temps (entre 80 et 90%) dans des espaces clos à respirer un air de mauvaise qualité.

Dans l’objectif de faire face à cet enjeu et d’apporter aux pouvoirs publics des données utiles à la gestion de ce risque, l’Agence Nationale de SEcurité sanitaire de l’Alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) travaille depuis 2004 à l’élaboration de Valeurs Guides de qualité d’Air Intérieur (VGAI).

Qu’est-ce qu’une VGAI ?

Les VGAI sont définies comme « des concentrations dans l’air d’une substance chimique en dessous desquelles aucun effet sanitaire ou aucune nuisance ayant un retentissement sur la santé n’est attendu pour la population générale en l’état des connaissances actuelles ». Ainsi, les VGAI permettent de définir un cadre de référence dans le but de protéger la population des effets sanitaires liés à une exposition à la pollution de l’air intérieur par inhalation.

Deux valeurs guides pour le dioxyde d’azote (NO2)

Le dioxyde d’azote est un gaz provenant principalement des sources de combustion (tabagisme, appareils de chauffage non raccordés, cuisinières à gaz…) mais également de sources extérieures (trafic routier, sources industrielles…). Ce composé chimique est très irritant pour les voies respiratoires et peut de ce fait entrainer des gênes respiratoires comme des essoufflements, des obstructions bronchiques, des crises d’asthme, ou des bronchites.

Concernant cette substance, l’ANSES a proposé deux valeurs guides de la qualité d’air intérieur à ne pas dépasser pour protéger des effets survenant à court et long terme. La première valeur établie de 200 µg/m3 concerne une exposition sur le court terme d’environ une heure. La seconde valeur de 20 µg/m3 fait référence à une exposition sur le long terme de plus d’un an.

Pour déterminer ces VGAI, l’agence s’est appuyée sur des lignes directrices de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) consacrées à l’air intérieur, publiées en 2010.

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