Logements multi-polluées : Les Composés Organiques Semi-Volatils pointés du doigt

Avec les Composés Organiques Volatils (COV) comme le formaldéhyde, le benzène, le toluène et les xylènes … Nous savions déjà que plus de 80% des logements présentaient une qualité de l’air intérieur moyenne ou mauvaise. En particulier à cause du formaldéhyde, polluant cancérigène omniprésent dans nos habitations. Ce compose chimique irritant et allergisant est notamment utilisé dans la fabrication des panneaux en bois aggloméré et dans la plupart de produits ménagers en raison de ses propriétés biocides.

La nouvelle étude de l’observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI) vient en rajouter une couche puisque cette fois, ils se sont intéressés aux Composés Organiques Semi-Volatils. Ces molécules chimiques peu volatiles sont essentiellement présentes dans les poussières. Ainsi des prélèvements de poussières ont été réalisés dans des logements un peu partout en France (campagne Plomb-Habitat 2008-2009). Un total de 145 échantillons de poussière d’aspirateur ont été analysés. L’objectif étant de rechercher des molécules chimiques spécifiques comme des pesticides, des retardeurs de flamme bromés (PBDE Poly-Brominated-Diphenyl-Ether) ou chlorés (PCB Poly-Chloro-Biphenyl), des plastifiants (phtalates) et des résidus de combustion (HAP Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques). Selon l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail), ces molécules chimiques présentent un risque pour la santé (Les composés organiques semi-volatils : De quoi parle-ton ?) sont présentes notamment dans les produits du quotidien comme les produits d’entretien (alkylphénols), les matières plastiques (phtalates et bisphénol-A), les cosmétiques (muscs de synthèse) …

Les résultats sont tout aussi inquiétants que pour les mesures réalisées dans les écoles (campagne Ecole 2013), puisque sur les 48 COSV recherchés, une moyenne de 32 substances a été retrouvée dans plus d’un logement sur 2. Parmi les molécules présentes dans plus de 95% des logements, on retrouve les phtalates (plastifiants), les HAP (résidus de combustion), le bisphénol-A, la permethrine (insecticide), les muscs synthétiques). Dans plus de 1 logement sur 2, des retardeurs de flamme (PCB et PBDE) et des pesticides comme le lindane ont été mesurés. Le plus étonnant étant que les PCB et le lindane sont interdits depuis plusieurs dizaines d’années …

C’est donc confirmés, nos logement sont multi-pollués et l’exposition chronique a ces substances peut avoir pour les personnes les plus fragiles (femmes enceintes, nouveau-nés, enfants, malades …) avoir des conséquences sanitaires.

Pour évaluer la pollution de son logement, Kudzu Science propose une large gamme de tests simples à réaliser pour mesurer les Composés Organiques Volatils (COV), les allergènes domestiques, les moisissures et les Composés Organiques Semi-Volatils (COSV).

Quels conseils donner pour limiter cette pollution de l’environnement intérieur par les COSV ? Bien aérer son logement et restreindre le nombre de produits ménagers utilisés (les remplacer par des produits naturels comme la pierre blanche, le savon noir et le vinaigre blanc).

Mots clés: Composés Organiques Semi-Volatils, COSV, pollution des logements, phtalate, pesticide, bisphénol-A, environnement intérieur, air intérieur

2 commentaires sur “Logements multi-polluées : Les Composés Organiques Semi-Volatils pointés du doigt

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