Agriculteurs, cessez d’être victimes des pesticides !

Les effets pesticides, dans l’alimentation (eau et nourriture) que nous consommons et l’air que nous respirons, sur la santé sont aujourd’hui bien assez documenté : troubles neurologiques, malformations congénitales, cancers, perturbation du système endocrinien … Seule une décision politique courageuse pourra réussir à faire infléchir la courbe des quantités de pesticides utilisé chaque année, comme le prévoyait initialement le plan Ecophyto2018 et le prévoit actuellement le plan Ecophyto2025.

Cependant, il ne faut pas stigmatiser les agriculteurs qui utilisent des pesticides car en fait ce sont eux les premières victimes, à la fois victimes sanitaires et victimes d’un système lié au modèle dépassé mis en place après la guerre. En effet, passer son temps à manipuler des pesticides concentrés expose les agriculteurs à des risques sanitaires très élevée (voir le rapport de l’enquête APACHE et le rapport du laboratoire Kudzu Science). D’autant plus que les industries phytopharmaceutiques déploient des argumentaires persuasifs comme notamment la perte de revenu et l’innocuité des pesticides avec la minoration des risques sanitaires liés à l’utilisation de leurs produits.

Passer à l’agriculture bio n’est pas sans risque mais n’est pas sans bénéfice non plus, notamment au niveau du tissu socio-économique régional puisque les exploitations en agriculture biologique embauchent plus de personnel localement et en CDI. Ensuite, les revenus des agriculteurs, aujourd’hui amputés d’un gros budget « produits phytosanitaire » en constante augmentation, et les niveaux de production sont comparables à ceux l’agriculture phyto-chimique, contrairement aux arguments des producteurs et distributeurs de produits phytosanitaires. Ainsi, de grandes exploitations ont fait le pas (Voir le document de l’OBAPA sur les exploitations en Agriculture Biologique en Alsace) et se sont engagées dans cette démarche à long terme pour une préservation de la santé humaine et des ressources naturelles, notamment en eau potable. En effet rappelons que 97% de l’eau de surface (cours d’eau, lac et étangs) et plus de 63% des eaux souterraines contiennent des résidus de pesticides et c’est cette eau qui se retrouve au robinet dans nos maisons !

Les exploitations agricoles conventionnelles utilisent des quantités parfois très importantes de produits phytosanitaires. Ces produits sont dangereux pour la santé des préparateurs, des applicateurs, des salariés agricoles travaillant dans les parcelles traitées et des riverains des exploitations agricoles exposés aux pulvérisations. Cette dangerosité et le risque sanitaire qui y est associé ne dépend pas uniquement de la substance active mais également des adjuvants (solvants, stabilisant …) qui sont présents dans les préparations commerciales. Plus d’une étude scientifique indépendante a démontré la toxicité accrue des préparations commerciales comparée à celle du principe actif seul.

Les maladies ne se déclarent pas immédiatement mais bien après une exposition de moyen et de long terme aux produits phytosanitaires. C’est à ce stade que l’agriculteur malade va demander de classer sa maladie en maladie professionnelle reconnue. Malheureusement, de nombreuses demandes de classement en maladie professionnelle arrivent plusieurs années après le décès de la personne.

Pour le classement de la maladie au titre des maladies professionnelle, il est nécessaire d’une part démontrer que l’on a bien utilisé des produits phytosanitaires et d’autre part prouver que l’on y a bien été exposé. La consultation des registres d’utilisation de produits phytosanitaires, dont la tenue est obligatoire, permet de démontrer l’utilisation de tels produits sur une période donnée.

Heureusement, grâce à l’analyse de cheveux, vous pourrez prouver scientifiquement que votre organisme a bien été exposé aux produits phytosanitaires. Kudzu Science est la seule société à proposer un dépistage de l’exposition aux pesticides avec une analyse capillaire, sous la forme d’un kit d’analyse. Le prélèvement d’un échantillon de cheveux est non-invasif et très simple à réaliser avec le dispositif de prélèvement spécialement mis au point par Kudzu Science. De plus, il permet de remonter aux données d’exposition jusqu’à 3 mois précédant le prélèvement.

Pour effectuer un bio-monitoring efficace, il est recommandé d’effectuer une mesure en hivers (3 mois après la dernière utilisation), c’est-à-dire en dehors de la période d’utilisation, et une mesure en été ou en automne, c’est-à-dire au cours ou peu après la période d’utilisation.

Kudzu Science a développé des kits d’analyse spécialement adaptés aux cultures pour lesquelles les quantités de pesticides sont les plus importantes : la culture des pommes avec le Kit Bilan Pesticides Pomiculture, la culture de la vigne avec le Kit Bilan Pesticides Viticulture et la culture des céréales avec le Kit Bilan Pesticides Céréaliculture. Kudzu Science peut également vous proposer le développement d’un kit spécifique en sélectionnant les principes actifs des pesticides que vous utilisez dans votre activité professionnelle.

Mots clés : exposition professionnelle pesticide, analyse cheveux, kit analyse, pesticide, phytosanitaire, maladie professionnelle

Un commentaire sur “Agriculteurs, cessez d’être victimes des pesticides !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>